Saint Savin sur Gartempe et son Patrimoine...

L'Abbaye de Saint Savin sur Gartempe

 

L’ensemble abbatial est composé de l’église, du bâtiment conventuel, du logis abbatial et des jardins. L’église romane abrite le plus vaste ensemble connu de peintures murales d’où la reconnaissance par l’UNESCO en 1983.

 

L’Église comprend un clocher-porche (rez-de-chaussée et tribune) une nef et un chevet, un déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes. Sous le chœur deux cryptes : l’une entièrement peinte dédié à Saint Savin et Saint-Cyprien et l’autre à Saint-Marin.

 

La flèche octogonale d’une hauteur de 78m au dessus du parvis.
Le bâtiment conventuel datant du 17e siècle est construit dans la tradition des moines bénédictins. Il comprend le grand réfectoire, la salle capitulaire et le grand escalier de pierre qui conduit dans les cellules des moines aménagées par un parcours scénographique et au dernier étage l’auditorium.
L’accès du jardin en terrasse se fait par l’entrée dans le monument.

+ d'infos sur l'Abbaye.

 

La Vallée des Fresques

Le Val de Gartempe conserve sur un itinéraire d’environ 20 kms, dans différents édifices civils ou religieux, des peintures murales de différentes époques...

L’Église Abbatiale de Saint Savin a reçu son décor peint aux alentours de 1100.

L’Église Saint Germain d'Auxerre à Saint Germain  entièrement couverte de peintures murales « en grisaille » au 19e siècle. 

L’Église Notre Dame d'Antigny et ses peintures datées, sur le mur nord de la nef, fin du 12e siècle et sur le reste de l’ensemble du 14e siècle. La Chapelle seigneuriale attenante à l’Église, l’oratoire du château de Boismorand (privé, ne se visite pas).

La Chapelle Sainte-Catherine de Jouhet ont des décors peints commandités à la fin du 15e siècle par le sieur jean de Moussy. On y retrouve le cycle de l’Enfance du Christ, le jugement dernier, le dict des trois morts et des trois vifs ainsi que le Christ en gloire.

Notre-Dame de Montmorillon et la Crypte Sainte-Catherine, décor peint du 12e siècle ou l’on peut admirer la Vierge à l’enfant en majesté et Sainte-Catherine.

La Chapelle Saint-Laurent de Montmorillon, église monastique de la Maison-Dieu, parée d’un décor peint au 19e siècle, conçu pour un séminaire, exaltant avant tout le sacrement de l‘ordre, les figures de la Vierge et de Saint-Joseph, les pères de l’Eglise et les saints honorés dans le diocèse.

L’Église Saint-Divitien de Saulgé a bénéficié de peintures ornementales au 19e siècle.

 

L’ancien logis de l'Abbé à Saint Savin

L’ancien logis de l’Abbé appelé le Château édifié sur des fondations médiévales. Reconstruit au 17e, puis remanié au 19e siècle, période ou il est habité par Monsieur Léon EDOUX.
Léon
Édoux est né à Saint-Savin, place de la Libération, en 1827, ancien élève de l’Ecole Centrale des Arts et Manufacture. Il travaille d’abord comme minéralogiste pour des mines en Espagne, puis en Afrique du Nord. Ensuite il s’installe comme Ingénieur Civil : il réalise la machinerie du Nouveau Cirque et le Basculo du Théâtre de l’Apollo à Paris.

Il invente un « monte fardeau hydraulique » pour monter les matériaux pour les constructions d’immeubles. Il présente lors de l’exposition universelle à Paris en 1867, deux élévateurs hydrauliques. La première commande lui vint de l’Empereur Napoléon III pour son château de Saint-Cloud. Il est inventeur du mot «ascenseur». Il construit notamment en 1889 « les élévateurs doubles » de la Tour Eiffel qui ont fonctionné jusqu’en 1984.

Il achète le «château» en 1892 et entreprend de grands travaux de restauration et la construction de la tour crénelée qui servait a l’alimentation en eau courante et au fonctionnement de l’ascenseur hydraulique installé dans sa demeure. Il fut à trois reprises conseiller municipal à Saint-Savin. Il est enterré à Saint-Savin en 1910.

Le Moulin de la Gassotte à Saint Savin (emplacement du Camping)

Le moulin de la Gassotte faisait partie du domaine de l’Abbaye qui possédait 12 moulins sur 4 cours d’eau (La Gartempe, le Salleron, l’Anglin et la Benaize).

Ancien moulin à farine construit en 1856, détruit par un incendie en 1876 et reconstruit en 1877, a fonctionné jusqu’en 1961. Il a conservé sa grande roue à aubes ainsi que son rouet et son régulateur.

 

 

 

 

 

Le Vieux Pont à Saint Savin / Saint Germain

Il date du 13e siècle et estclassé Monument Historique depuis 1896. En 1671 et en 1726, les religieux furent appelés à participer à sa réparation suite à un arrêt du Parlement ordonnant en 1634 que le produit du péage fut affecté à l’entretien.

Long de 100m environ, large de 3,50m, conçu en léger dos d’âne et pourvu de 5 arches en arc brisé et une arche marinière en plein cintre reposant sur des piles arrondies ou à bec, sur lesquelles sont aménagés des refuges, ce pont permet depuis la fin du moyen–âge à la route Poitiers-Bourges de traverser la Gartempe et relie les communes de Saint-Savin et de Saint-Germain.
La fin du 19e a vu la construction du pont neuf. Ces ponts traversent la Gartempe et relient les communes de Saint-Savin et de Saint-Germain.

 

L’Église Saint Germain d'Auxerre à Saint Germain

L’Église de Saint-Germain d’Auxerre, 12e et 20e siècles, comprend une nef unique à charpente en berceau de bois et une abside semi circulaire englobée dans un chevet rectangulaire.

L’ensemble du cœur a été décoré de peintures murales «en grisailles» signées Octave Pichault (peintre régional). La statue de la Vierge à l’enfant en bois peint fin 18e, début 19e siècles.
Le vitrail « Le Bon Pasteur » fin 19e siècle de L’Atelier Gesta fils Maître verrier à Toulouse. Elle est inscrite dans le parcours « La Vallée des Fresques ».

La clé de cette jolie église est disponible au Bureau d'Information Touristique de Saint Savin situé place de la libération. 05 49 48 11 00.

 

 

L’Église Notre Dame de l'Incarnation à Antigny

L’Église Notre–Dame-de-l’Incarnation, édifiée au 11e siècle sur la nécropole mérovingienne, a subi des remaniements architecturaux aux 15e et 18e siècles. La nef est recouverte d’une voute charpentée, en lambris de bois de chêne. Les peinture murales ont fait l’objet récemment d’une campagne de restauration. La chapelle Sainte-Catherine est fondée en 1421 par Renaud de Mauléon, seigneur de Bois-Morand. Son décor peint a été commandité par Jean de Moussy (1433-1510) seigneur de Bois Morand.

Sur le parvis de l’Église, repose un «édicule» formé par une dalle soutenue par des colonnettes gothiques, on peut penser qu’il s’agit d’une pierre des morts sur laquelle le cercueil des défunts était posé avant l’entrée dans l’Église.

Sur le côté sud de l’église un porche a été construit dans le prolongement de la chapelle au 18e siècle, en terme poitevin : « un balé ». Elle est inscrite dans le parcours « La Vallée des Fresques ».

 

La lanterne des morts à Antigny

La Lanterne des morts 13e siècle fut entièrement démontée et déplacée. Elle était vraisemblablement édifiée dans l’ancien cimetière. Elle est classée Monument Historique depuis 1884.
Petit monument funéraire en pierre, à fut carré creux avec 4 baies orientées N S E O, fines colonnettes aux angles. Haute d’environ 7m, socle avec 5 marches et autel orienté est.

 

Le dépôt de fouilles du Gué de Sciaux à Antigny

La période gallo-romaine est particulièrement représentée par le VICUS (agglomération) du gué de Sciaux qui s’étend sur les deux rives de la Gartempe au point de franchissement de la voie romaine Poitiers/Bourges.
Ce vicus comprend des zones d’habitat et d’artisanat, des sanctuaires, un établissement thermal, un théâtre… Au musée d’Antigny, vous pourrez admirer cette architecture exceptionnelle : fronton de temple classique ; statuaire, divinités ; ex-voto, céramiques ; sculptures.

L’Église Saint Hilaire à Nalliers

L’Église Saint Hilaire située sur la rive droite de la Gartempe apparaît dans les textes en 1093. L’édifice actuel date principalement du 15e siècle. Elle était autrefois entourée d’un cimetière. Le clocher porche est alors plaqué contre l’ancienne façade romane, puis coiffé au 18e siècle, d’un dôme d’ardoises à deux lanternons «dit à l’Impériale». Les ogives du porche retombent sur des culots sculptés de visages, la clé est armoriée et on y reconnaît l’écu des Allemaigne «d’or à trois faces de gueules» que l’on retrouve 19 fois dans l’église. Le tabernacle récemment restauré classé Monument Historique appartient à la série des tabernacles à pilastres et chutes végétales. Les fonts baptismaux 17e siècle en pierre et métal sont encore pourvus du couvercle fermant à clef.

La chapelle seigneuriale, côté nord-est également du 15e siècle, on y voit les armes des de Lauzon. Le vitrail d’axe réalisé dans les années 1860 représente le saint patron de l’église : Saint-Hilaire.

Un claustra, non loin de la nef nous laisse supposer que des sœurs assistaient aux offices, donc une petite communauté était installée à Nalliers. Un historique des cloches est affiché sous le porche. Au pied de l’autel à gauche une des trois cloches est déposée, sur la droite une statue de pierre mutilée, la tête brisée ainsi que les avant-bras. Cette statue est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Objets Mobiliers Classés, elle est supposée être une vierge à l’enfant (16e ou 18e siècle).

En contournant l’édifice par le nord, on remarquera la croix monumentale édifiée sur un emmarchement adossé au clocher et la forme inhabituelle des contreforts de la chapelle.

 

La Chapelle Saint Phèle de Saint Pierre de Maillé

La Chapelle Saint-Phèle est une paroisse indépendante jusqu’en 1793. Selon la tradition, le père Fournet y aurait rédigé la règle de vie des Filles de la Croix (congrégation fondée en 1806). Peu d’éléments restent de l’église médiévale.

L’Église Saint Pierre de Saint Pierre de Maillé