Lussac-Les-Châteaux et son Patrimoine...

Patrimoine historique

Le monument de la Couarde à Verrières

Le 3 juillet 1944, dans la forêt de Verrières, un détachement très important d’allemands encercle un camp de parachutistes anglais et de résistants français. Sept maquisards et un lieutenant anglais sont tués, 31 parachutistes et un pilote américain sont faits prisonniers. Ils seront fusillés dans la forêt de Saint-Sauvant le 7 juillet. 3 anglais blessés seront ensuite éliminés discrètement. Un monument commémoratif placé en bordure de route permet au passant de se souvenir de l’un de ses moments tragiques de notre histoire récente.

Le Château de la Brûlonnière à Persac

Ce château doit son nom à la famille Brulon, propriétaires connus dès le XIVe siècle. Il est fortifié au XVe siècle puis remanié ensuite à de nombreuses reprises.

Un des propriétaires fut à la fin du XIXe siècle le vicomte Émile de la Besge très connu dans la région en tant que grand chasseur de loups et créateur d’une race de chiens pour cette chasse.

Les propriétaires actuels n’autorisent pas la visite des intérieurs mais une promenade dans le parc à partir de la grille située à côté de l’église est possible.

Le Dolmen de Loubressac à Mazerolles

S’il existe plusieurs dolmens dans notre canton, celui de Loubressac, situé le long de la route qui mène au village du même nom est le plus visible. Le couloir d’accès à la chambre (4 m sur 2,5 m) était orienté à l’est. Dans ce mégalithe du néolithique moyen (il y a environ 6000 ans) ont été trouvés quelques éléments du rituel funéraire. Des tessons de poterie grossière et un petit tranchet en silex, accompagnaient les ossements d’enfants et d’adultes.

Le Cénotaphe de Jean Chandos à Mazerolles

Pendant la guerre de Cent-Ans une échauffourée a lieu sur le pont qui enjambe la Vienne à Mazerolles. John Chandos qui commandait les troupes liées au roi d’Angleterre est blessé mortellement dans la nuit du 31 décembre 1369. Il décède au château de Morthemer où il fut enterré. Peu après, un cénotaphe est érigé en sa mémoire à proximité du lieu de combat. Déplacé il est aujourd’hui visible dans un petit jardin sur la route de Gouex.

Le Château de La Forge à Lhommaizé

Il est construit entre 1764 et 1768 par Jean-Victor de Rochechouart, duc de Mortemart à proximité d’une forge créée par sa famille en 1595. La force motrice provenait de la chute d’eau de l’étang, le minerai et le charbon de bois des nombreuses propriétés de la famille.

Le château, vendu comme bien national à la Révolution, est acheté par la famille Robert de Beauchamp, les maîtres de forge. Visible de la route de Lhommaizé à Verrières à travers une magnifique grille classée, il est visitable quelques semaines l’été.

La Villa des Roseaux à Gouex

Cette belle maison est construite dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Son nom est un clin d’œil à celui de ses anciens propriétaires, la famille Desroseaux. Rachetée par la commune en 1951 elle abrite les services municipaux. Son magnifique parc, traversé par un ruisseau s’étend jusqu’à la Vienne et abrite une piscine de plein air. C’est un lieu de détente très apprécié sous des arbres remarquables, à proximité de terrains de sport et d’un camping.

Le Château de la Mothe à Persac

Depuis le XIIIe siècle la famille de Feydeau possédait deux lieux nobles dans ce quartier de Persac : l’« hostel » de Beauchamp aujourd’hui disparu et le château de la Mothe. En ruine il est reconstruit au XVe siècle et entouré de larges fossés jadis alimentés en eau par un canal à partir d’une source proche. A partir de 1899 le nouveau propriétaire fait ajouter la partie sud dans le même style. Les propriétaires actuels organisent des expositions et des visites ponctuelles.

 

Patrimoine industriel

Les Arcades de Villars à Persac

La construction vers 1880 de la voie de chemin de fer de Saint-Saviol au Blanc en passant par Lussac-les-Châteaux et L’Isle-Jourdain a nécessité un magnifique ouvrage d’art nommé « les arcades de Villars ». La Vienne à cet endroit se rapproche du coteau. Les ingénieurs ont décidé de construire un ouvrage d’art adossé à la falaise d’une longueur de 313 mètres et soutenu par 44 arches de 5 mètres d’ouverture. La végétation cache aujourd’hui cet ensemble mais un sentier aménagé permet de suivre le pied des arcades sur toute la longueur. Il faut laisser la voiture au village de Villars.

 

Les arcades de Villars à Persac

La construction vers 1880 de la voie de chemin de fer de Saint-Saviol au Blanc en passant par Lussac-les-Châteaux et L’Isle-Jourdain a nécessité un magnifique ouvrage d’art nommé « les arcades de Villars ». La Vienne à cet endroit se rapproche du coteau. Les ingénieurs ont décidé de construire un ouvrage d’art adossé à la falaise d’une longueur de 313 mètres et soutenu par 44 arches de 5 mètres d’ouverture. La végétation cache aujourd’hui cet ensemble mais un sentier aménagé permet de suivre le pied des arcades sur toute la longueur. Il faut laisser la voiture au village de Villars.

 

Les forges de Goberté à Gouex

Des toponymes tels que « les Rochefers », les nombreuses forêts et une retenue d’eau sur le ruisseau qui a donné son nom à la forge indiquent que la région permettait l’extraction du minerai, la fabrication du charbon de bois et l’installation de forges.

Celle de Goberté a été en activité de 1630 à 1837. Aujourd’hui on peut voir la belle maison du maître de forge entourée d’un magnifique parc. Les bâtiments industriels bien que transformés en habitations permettent d’imaginer l’importance de cette activité.

La minoterie et les ponts à Mazerolles

Le pont ancien où fut blessé John Chandos a disparu au XVIe siècle. Il est remplacé par un bac puis par un pont suspendu en 1833 et par le pont actuel en 1870. Un autre pont pour la ligne de chemin de fer Poitiers-Limoges fut construit en 1866. Et la même année, Alexandre-Philippe Escouault construit la minoterie hydraulique qui fonctionna jusqu’en 1968. L’écluse et le bâtiment imposant qui domine la Vienne existent toujours et sont en cours d’aménagement.

Patrimoine naturel

Le site de Fontperron à Persac

A partir du bourg de Persac, sur la route de l’Isle-Jourdain à 3 km, un chemin à droite d’environ 1 km descend jusqu’à la rivière, la Grande Blourde. Nous sommes au village de Fontperron qui comprend plusieurs maisons rénovées surtout occupées l’été. Le site est remarquable de tranquillité et de beauté avec son ancien moulin à la retenue et au bief encore visibles, à son four à la forme originale et à son gué de pierres non jointes permettant de traverser la rivière à pied.

 

L'étang de la Petite Blourde à Persac

L’étang communal aménagé le long de la Petite Blourde et alimenté par une source possède divers équipements qui en font un lieu de détente très apprécié : camping, pataugeoire, jeux pour enfants, abris pour pique-nique.

On peut évidemment y pratiquer la pêche mais c’est aussi le point de départ de plusieurs circuits de promenade. Un parcours de santé est aménagé au-dessus du parking, un circuit mène à un calvaire dominant la vallée et un autre circuit conduit au coteau de Torfou à la flore remarquable.

 

Le sentier des Grandes Brandes à Lussac-Les-Châteaux

 

Le lieu-dit « les Grandes Brandes » était autrefois un site très important pour l’extraction de pierres meulières. Il y a aujourd’hui près de 400 mares laissées par cette exploitation. Le sol pauvre et marécageux a été envahi par les ajoncs, les bruyères dont une espèce est nommée la brande. Elle fut utilisée pour couvrir des bâtiments ou pour chauffer les fours. Un sentier aménagé par le Conservatoire des Espaces Naturels permet de découvrir la formidable biodiversité de cette zone.

Patrimoine religieux

L’Église de Mazerolles

L’origine de cette église serait très ancienne : VIIe siècle ; une pierre sculptée en rosaces surmontée d’un fronton triangulaire sur le mur de droite semble le confirmer.

Son clocher à arcades, du XIIe siècle, est une construction assez rare pour la région. La statue de saint Sylvain en pierre polychrome, du XVe siècle, autrefois à Loubressac a été transférée dans l’église. Elle est considérée comme un chef-d’œuvre de la sculpture rurale poitevine.

L’édifice est souvent fermé, il faut récupérer la clé chez une voisine.

 

L’Église de Lhommaizé