La Trimouille et son Patrimoine...

Les Châteaux

Le Château de Mareuil à Brigueil-Le-Chantre Propriété privée

 

Dominant la vallée de l’Asse, ce château du début du XVe siècle est construit pour protéger ce secteur, dans la période d’insécurité liée à la position frontière de Brigueil.

 

... et la présence « des grandes compagnies » après les guerres de « Cent ans ». En 1494 l’occupant des lieux s’appelait Jean 1er de Mareuil. Les armoiries de ce seigneur sont gravées sur une cheminée de l‘époque. Un bénitier retrouvé sur place, témoigne de l’existence d’une ancienne chapelle attenante au château.

Le Château du Pin à Coulonges Les Hérolles Propriété privée

 

La « villa de Pinu » est citée en1265. Le donjon, haute tour carrée située à l’arrière du bâtiment serait du XIIIe siècle.

 

Ce fief défensif, réaménagé au XVème à des fins résidentielles, est alors pourvu de cheminées, de fenêtres rectangulaires et de coussièges. Le logis classique du XVIIIème est couvert de petites tuiles plates berrichonnes.

Le Château du Bagnaux à Coulonges  Propriété privée

 

L’histoire du Bagnaux est mal connue, mais le toponyme même évoque une baignade ou des bains romains.

 

Les douves qui encerclent le logis et ses dépendances apportent une défense passive à cet ancien fief établi en limite de territoire. Elles sont alimentées par des sources d’eau tiède.

 

 

Le Château du Ris à Journet Propriété privée

 

Il est mentionné en 1451 comme étant la propriété du seigneur Louis de Chazerat. Au fil du temps, le château a perdu son aspect de forteresse, et les douves ont été aménagées en pièces d’eau.

 

Au XIXe siècle, M. de Lépinay fait planter autour de l‘étang des essences rares comme des cyprès chauves et des orangers des Aussages qu’il a ramenés d’Amérique centrale.

Le Château de la Rivière à La Trimouille  Propriété privée

 

Datant de l‘époque du moyen-âge, cet ancien fief défensif est enfoui dans les bois en aval de La Trimouille, sur la rive droite de la Benaize.

 

Une ancienne porte du XVe siècle (classée) donne accès au rez-de-chaussée d’un pavillon où existait autrefois une chapelle. Les plus anciens propriétaires connus étaient les Loubes (Berry).

La Motte féodale

Le premier Duc de La Trémoille, Pierre, est né en 1040 dans un château sur les bords de la Benaize.

La butte sur laquelle était dressé le château avait été nommée « La Mothe ».

 

Dans les archives de 1484, il apparaît que le château était déjà détruit depuis longtemps. On distingue encore aujourd’hui l’emplacement de la motte.

 

 

Le Château de Régnier à La Trimouille  Propriété privée

 

Ancien fief de La Trimouille, il fut construit vers 1339 par la famille Loubes à qui appartenait également le château de la Rivière.

 

En 1857, les bâtiments étaient devenus inhabitables, M. de Liniers les fit raser, et reconstruire, tels qu’on peut les voir aujourd’hui.

 

 

 

La Maison Forte du XVème siècle à Liglet Propriété privée

 

En 1434, Catherine de Lespinasse, dame de Bélâbre, donne l’autorisation aux habitants de Liglet de fortifier l‘église pour la mettre à l’abri des « gens d’armes » qui pillent le pays.

 

Cette autorisation est confirmée par des lettres de Charles VII. Lors des attaques, la population se réfugie dans l‘église, tandis que les soldats prennent position dans la maison forte située deux mètres en avant. Une porte, aujourd’hui murée, permettait de communiquer entre les deux édifices.

 

 

 

Le Logis de La Brosse à Thollet Propriété privé

Ancien fief du XVe siècle relevant de la baronnie de Montmorillon. Les deux tours rondes de chaque coté de la partie centrale ont conservé leurs mâchicoulis et un petit chemin de ronde.

 

Une bretèche assure la défense de la porte d’entrée. Construit au bas moyen-âge ce petit château allie le rôle défensif à la partie résidentielle.

 

 

 

 

Les Édifices Religieux

L’Église Saint Hilaire à Brigueil-Le-Chantre

 

L‘église St Hilaire XIIe et XVe siècle est construite au sommet du plateau et dans le périmètre de l’enceinte fortifiée. Le haut clocher massif permettait de surveiller le gué. Elle s’intègre parfaitement dans le système défensif de l‘époque.

 

 

L’Église Saint Pierre et Saint Paul à Coulonges

L‘église, XIIe et XVe siècle est l’ancienne église du prieuré-cure dépendant de l’abbaye Saint-Augustin de Limoges. Alors que les murs sont en pierres de ramassage assez grossières, le portail nord du XVème a été réalisé dans un calcaire à grain fin. D’imposantes statues sont déposées de part et d’autre du triplet de chœur. Autrefois, le 24 juin, les statues étaient associées à un « voyage » autour d’une fontaine toute proche.

 

L’Église Saint Michel à Haims

L‘église des XIe, XIIIe et XVe siècles, remaniée à différentes époques est mentionnée dès 1093 sous la forme « ecclesia Sancti-Michaelis de Aent ». Le chœur de l‘église est réaménagé et décoré au milieu du XVIIIe siècle.

 

Signées et datées « Pacourd 1765 », ces peintures sont l‘œuvre d’un artiste local. Elles constituent un exemple rare de peinture religieuse de cette époque. A la fin du XIXe siècle l’abbé Eugène Bonnin, curé d’Haims, l’orne de peintures, renouant de façon naïve avec la tradition médiévale. A l’extérieur des inscriptions en lettres gothiques attestent des travaux de maçonnerie et de charpente en 1322 et 1420.

 

 

 

La lanterne des morts à Journet

A l'origine, elle était placée dans l’ancien cimetière.

Aujourd’hui, cette lanterne des morts du XIIe siècle est située au centre du village.

 

Une porte ouverte à la base de la colonne, et des encoches pratiquées à l’intérieur permettaient d’accéder au lanternon et d’y allumer une flamme pour certaines occasions.

 

Le Prieuré Saint Jean à Journet

Ce prieuré-cure est fondé au XIIe siècle. Le portail d’entrée est de style limousin. Il est vendu comme bien national en 1796.

 

Aujourd’hui il est dénommé « Prieuré Saint-Jean » par la population, tandis que la chapelle Saint-Jean du cimetière est nommée église Saint-Martin. Le changement de vocable a pu se faire après la vente du prieuré.