La Trimouille

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Un peu d'histoire...

La situation géographique de La Trimouille est particulière. En raison de son histoire, elle appartient au Poitou tandis qu’elle présente de nombreuses similitudes architecturales ou coutumières avec le Berry. La Trémoille, puis La Trimouille, a vu naître l’une des plus grandes familles de France.

 

Le premier duc de La Trémoïlle (1), Pierre, est né en 1040 dans un château dont il ne subsiste que la motte. Dès ses débuts, cette famille qui possédait de nombreuses terres s’est montrée généreuse en faisant des dons aux établissements religieux alentour, tels que le prieuré de Villesalem à Journet ou la Maison-Dieu à Montmorillon. Au XVIIe siècle, la localité de La Trimouille se situe à l’ouest de la motte féodale, tandis que les faubourgs Saint-Jean et de Gersant s‘étendent respectivement au nord et au sud. L’eau de la Benaize alimente plusieurs moulins. Un couvent de religieuses de l’ordre de Sainte-Claire, fondé en 1642, est établi dans le bourg.
En 1790, la commune devient le chef-lieu d’un canton dépendant de Montmorillon, c’est au XIXe siècle que le bourg de La Trimouille prend son extension actuelle.

 

Le nom

On peut se demander qui du village de la Trimouille ou de l’illustre famille de la Trémoille est à l’origine du nom de la Trimouille. En effet, jusqu’au XIème siècle, les personnes ne portaient qu’un nom de baptême, puis avec l’explosion démographique du XIIème siècle, des surnoms leur étaient attribués afin d‘éviter des confusions et transmis aux enfants. Plus tard, les noms de famille proviennent de lieux géographiques qui témoignent ainsi de l’histoire, des contacts, du mode de vie, de la géographie d’une région ou d’un village.
Ainsi, Henri de la Trimoïlle écrit dans une lettre du 8 février 1666: « J’ai une affection particulière pour ce lieu car il porte mon nom ».
On peut lire dans le Chartrier de Thouars (2) : « La maison Princière de la Trémoïlle ou de la Trimouille doit son origine aux contes souverains de Poitou. Au commencement du 11ème siècle, Pierre de Poitou, d’une ligne cadette, ayant eu pour apanage la Seigneurie de la Trimouille prit le nom de cette possession » et « les seigneurs ont toujours affecté....la Trémoïlle, baronnie située en Haut Poitou, près de Montmorillon, parce qu’elle est de leur nom ». Et plus loin, un superintendant écrit, au cours d’un voyage au mois d’août 1799 : « La Tremouille est une baronnie située en Poitou qui appartient depuis un temps immémorial aux seigneurs Ducs de ce nom ».
Ce nom a connu différentes écritures : Trémoille, Trimoille, Trimouille, Trémouille (3). Déjà attesté au XIè siècle sous sa forme « La Trimoille » (c’est-à-dire « tremblais » dans le français de l’ouest) le nom a évolué à la fin  du Moyen Age en « La Trémoille », qui se prononce « La Trémouille » et a ainsi longtemps prévalu comme utilisé par l’illustre famille de la Trémoïlle.

On retrouve d’ailleurs le nom de « La Trémoïlle » sur la carte de Cassini du XVIIIè siècle.

 

 [1] : Les La Trémoïlle, « ducs deThouars, comtes de Taillebourg, de Bénon, de Laval, de Montfort, de Quintin, vicomtes de Rennes, marquis d’Espinay, barons de Vitré, de Didonne et de l’Ile Bouchard, étaient possessionnés dans tout le grand Ouest de la France et leurs archives concernent l’histoire du Poitou comme celle d’Aunis, de la Saintonge, du maine et de la Bretagne et aussi de Sedan, Turenne, Limeuil et Lanquais…. Curieusement leur histoire au XVIIème siècle est peu connue, probablement parce qu’ils étaient protestants » (Jean Luc Tulot)

[2] Le Chartrier de Thouars regroupe les archives de la Maison de la Trémoïlle, considéré comme le plus bel ensemble de documents historiques qui soit aux mains d’une famille française (Charles Samaran, Le Chartrier de la Trémoïlle, Paris, 1930)

(3) JP Montaufier -La Trimouile, Un nom, une histoire.