Availles-Limouzine et son Patrimoine...

L'Abbaye de la Réau à Saint Martin L'Ars 

Pour la première fois entièrement ouverte au public.

 

Perdue en pleine campagne, entre Poitiers et Confolens, à 80 km d’Angoulême, et de Limoges, dans un site d’une beauté à couper le souffle, l’abbaye royale de la Réau s’éveille et raconte son histoire…

Dans un décor restitué comme au cinéma, venez découvrir et partager en famille, une visite surprenante pas comme les autres. Glissez-vous dans la peau d’un moine, observez le silence, cherchez où se cache le moine gourmand, taillez la pierre, dégustez du pain dans les cuisines, binez au jardin, cueillez des plantes magiques, exercez-vous à l’enluminure et à la calligraphie, déambulez avec curiosité dans toutes les pièces, chantez à gorge déployée sous la houlette bienveillante de « frère Patrice », le jardinier.

Dans un lieu hors du temps, promenez vous à travers les nombreux bâtiments de l’abbaye jadis transformée en forteresse, dont les murs vous livreront tous les secrets de la vie de ses habitants depuis le Moyen-âge jusqu’à nos jours.

Costumez-vous, picniquez sur place, réconfortez-vous dans notre coffee shop.

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En l
e visitant, vous participez au sauvetage d’un monument historique exceptionnel.
Ouverture : du 01/04/2017 au 11/11/2017

Avril, mai, septembre : 10h-12h30 et de 14h-18h. Fermé le lundi.
Juin à août : 10h-19h.
Octobre au 11 novembre : 10h-12h et 14h-18h. Fermé le lundi.

Tarifs: Adulte : 10€. Enfant : 6€. Gratuit -6 ans. Groupe adultes : 8€. Groupe enfants : 6€. Groupes de 15 à 50 personnes. Visite guidée (40mn) sur rendez-vous.

Abbaye de la Réau
86350 Saint-Martin-l’Ars

Tél. : 05 49 87 93 08
Email :
contact@abbayedelareau.com


L’Église Sainte-Impère à Mauprévoir

De l’église médiévale, il ne reste qu’une partie des murs de la nef, du clocher, du chœur. On voit bien les changements de construction entre la base et le haut des murs. Le désaxement entre chœur et nef, témoigne de différentes étapes de construction. La partie la plus ancienne doit être le chœur que l’on peut voir de l’extérieur. L’église a été restaurée en 1881, toiture surélevée, construction d’une sacristie. Le maître autel doit dater de la même époque. Une grande salle, dédiée à Ste Radegonde, avec fenêtre à l’Est et autel, a été accolée au côté Nord du chœur, elle est dite « chapelle des hommes ».

Plusieurs statues et un tableau représentant les anges ont été ajoutés au XXème siècle. Une verrière venant de l’atelier Verre Jade de Morthemer a été offerte en 2004 par la municipalité et elle se trouve à la porte d’entrée. A la baie d’axe du chœur a été installée une autre verrière, avec une mandorle aux couleurs chaudes rappelant la parole du Christ « Je suis la lumière. »

Deux baies anciennement murées au Nord du chœur ont été rouvertes en 2006. Elles mettent en relation le chœur et la « Chapelle des hommes », facilitant les célébrations de la paroisse pour les assemblées restreintes ou les grandes fêtes.

Une cuve baptismale octogonale en granit rose se trouve à l’entrée du chœur, forme souvent utilisée dans les baptistères, le 8 étant le chiffre du renouveau.

Le Père Eugène
De 1968 à 1994, le père Eugène, curé de la paroisse, passionné d’horticulture et arboriculture, plante et taille rosiers et autres. Ainsi plus de 230 fruitiers représentant plus d’une centaine d’espèces seront plantés dans son jardin. Aujourd’hui, une réhabilitation de ce verger, véritable trésor, est en cours.

 

Le Château de Rude Paille à Mauprévoir Propriété privée.

Construite à la sortie du village, cette petite forteresse contrôlait autrefois l’accès à la route de Charroux. Mentionnée dès 1179, elle appartient à un certain Audebert Vignier. La seigneurie relève au XIIIème siècle du Comte de Poitou. Au début du XVème siècle, le domaine est administré par les religieux de Charroux, c’est à l’un des abbés, Jean Chaperon, qu’il faut sans doute attribuer l’essentiel de la construction du château actuel.

Sensiblement remanié au XVIIème siècle, le château se compose de deux corps de bâtiment. Tout d’abord, un vaste logis au nord, de plan rectangulaire, cantonné de deux tours d’angle rondes et percées d’archères, puis d’une tour axiale  ouverte sur la cour. D’autre part, un Châtelet d’entrée au sud-ouest, flanqué par deux puissantes tours rondes équipées d’archères canonnières et de baies semi-défensives. Le sommet de l’édifice était défendu quant à lui par un couronnement de mâchicoulis actifs, qui complétait le dispositif de défense de l’entrée.


Le Château de Saint Martin L'Ars Propriété privée.

Le château est élevé pour l’essentiel en deux temps, au XVe et au XVIIIe siècles. Se sont succédés en qualité de seigneur Pierre de Salignac en 1483, Julien Le Bœuf, Jacques de Greaulme, puis Jean de Moussy en 1609. Les Lambertye donnent à l’édifice sa physionomie actuelle. En 1789 le comte de Lambertye est député de la noblesse du Poitou aux États Généraux.

La vaste avant-cour, limitée par une grille dessinant de savantes inflexions, fermée aux abords de la cour d’honneur par des portails latéraux et dotés d’ailerons à volutes, contribue à ennoblir cette belle demeure. L’aile de communs atteste la vocation agricole du domaine.

Des douves en eau se déversant dans le Clain circonscrivent une plate-forme  que cantonnent  de hautes tours; les meurtrières ont été transformées en canonnières et une salle de la tour sud ouest convertie en chapelle.

Le logis est un bâtiment rectangulaire appuyé aux deux tours qui regardent la rivière. La confrontation entre l’héritage médiéval et les principes de la composition classique a produit une œuvre d’architecture équilibrée et harmonieuse.

 

L'Église de Saint Martin à Saint Martin L'Ars

Jolie église romane du XIème siècle, sous le vocable de Saint Martin, elle dépendait de l’archiprêtre de Gencay. Elle se constitue d’un grand carré-long, qui est divisé en trois parties, le chœur, la nef et le sanctuaire.

La nef a trois travées avec arcades ogivales et fenêtres romanes ; les voûtes en ogive sont soutenues par des arcs doubleaux carrés reposant sur les colonnes semi-circulaires engagées séparant les travées.

Un clocher, carré et massif, s’élève au-dessus du chœur où il forme coupole, est supporté par deux arceaux en ogive et percé de baies romanes. Le sanctuaire est carré, orienté à l’Est et percé dans le fond de trois fenêtres longues et étroites.

Une chapelle seigneuriale du XVIème siècle, voûtée en ogive, se trouve à droite du sanctuaire.

La porte de l’église est romano-ogivale, à trois archivoltes unies, accompagnées dans les angles de tores formant des colonnettes avec chapiteaux sculptés.

Les contreforts sont plats, carrés, peu saillants.

Une pierre tombale forme le pavé de la nef.

 


L’Église Saint Martin à Availles-Limouzine

L’église et la croix de mission sont  implantées sur la place, sous laquelle existe un ancien cimetière. Particularités de la croix, on peut y voir un serpent qui entoure une amphore, et surtout, en partie basse, un visage qui pleure avec deux larmes bien visibles.

Édifiée au XIème siècle, elle dépendait de l’abbaye Saint Cyprien de Poitiers qui nommait les curés d’Availles. Le clocher est porté par 4 pilastres carrés d’origine, alors que le chœur et le transept ont été reconstruits au XVème, par Jacques d’Archiac, dont on retrouve les armoiries à la croisée des ogives du chœur.
Une horloge, fabriquée par M.Brunier d’Availles est placée au sommet du clocher en 1768, alors que les chapelles de droite et de gauche sont reconstruites respectivement en 1784 par le seigneur du Cerier et en 1790 par la maison de Vareilles. Dans cette dernière on y remarque un hagioscope, petite ouverture, permettant de suivre la messe à partir de la chapelle.
En 1943, le père Ferrand fait sculpter une statue de la Vierge à l’enfant, Marthe Dudognon et son fils ont servi de modèles.
Le vitrail représentant notamment Saint Martin a été réalisé par les frères Guéritault, maîtres verriers de Poitiers.

Dans la sacristie, on peut voir une inscription sur bois relatant le vœu décidant de la procession à Boisse. On y trouve aussi une plaque sur laquelle on apprend qu’un curé (Jean Massoulard) a institué une messe perpétuelle de requiem pour le repos de son âme.
On accède à la crypte par un escalier à vis datant des années 1970.
Outre un magnifique autel, de nombreuses statues de saints sont exposées dans celle-ci.
On y trouve notamment Saint Roch et son chien, ainsi que Saint Jude.

 

L’Église Saint-Just à Pressac

Sa construction en pierre jaune locale, porte les traces d’une longue. et mouvementée histoire ; elle dispose d’une nef romane voûtée en berceau sans bas côté ni transept. Des élèments de défense ont été ajoutés lors de la guerre de Cent Ans (surélévation des combles et deux bretèches au-dessus des portes latérales).

D’autres transformations eurent lieu plus tard, notamment un ajout de contreforts extérieurs au XVème siècle, un choeur et un arc gothique lors des guerres de religion. A la fin des années 1850, un nouveau clocher fût édifié avec une restauration intérieure. Attestée dès 1180, l’église st Just, construite en pierre jaune locale, porte les traces d’une longue histoire.
La nef romane, sans transept ni bas-côtés, est voûtée en berceau. Un espace défensif mis en œuvre par la surélévation des combles et deux bretèches au-dessus des portes latérales, témoignent de la guerre de 100 ans.
La fin des années 1850 vit une restauration intérieure et l’édification d’un nouveau clocher.

La voûte en berceau surbaissé est portée par des doubleaux retombant sur les chapiteaux des colonnes engagées dans les murs Nord et Sud. Une banquette de pierre, servant de support aux bases des colonnes, court le long de ceux-ci.

Le chœur, reconstruit en 1563 après les dégâts infligés par les protestants, il est voûté, d’une seule croisée d’ogives. Deux fenêtres romanes l’éclairent au Nord et au Sud et une fenêtre ogivale flamboyante à deux baies illumine son chevet plat.

La façade, divisée en 3 parties par 2 contreforts plats. La porte centrale était encadrée par 2 arcades aveugles dont subsiste celle de droite en partie masquée.

Les sculptures : L’archivolte en arc brisé à 3 rouleaux est orné de motifs géométriques, palmettes et rosaces lui donnant l’aspect d’une pièce d’orfèvrerie. Les piédroits sont des colonnes monolithes dont les chapiteaux portent des monstres. Les modillons couvrent l’éventail du bestiaire roman ; griffon, chimère, basilic. On découvre aussi des sujets originaux tels « l’âne qui lit » et l’ivrogne qui boit au tonneau ».

Le miracle du 2 avril 1643 : Ce jour là, un incendie se déclare dans la chapelle Notre-Dame, où reposait le Saint Sacrement, le feu prenant aux étoffes du reposoir. La coupe du calice fût retrouvée fondue alors que l’hostie qui y était conservée, a été épargnée par la chaleur et l’incendie.

 

Le Poste de Garde à Saint Martin L'Ars

Entre juin 1940 et mars 1943, la France est divisée en deux zones par la ligne de démarcation. Neuf communes dont celles de Mauprévoir et Saint-Martin l’Ars sont coupées en deux avec la mairie en zone libre.
A Saint-Martin l’Ars, le poste de garde français, représenté ci-dessous, subsiste en l’état avec le petit guichet et le tuyau du poële.

La Chapelle de Boisse à Availles-Limouzine

Au XIème siècle, des religieux établissent un prieuré à Boisse (lieu-dit sur la commune d’Availles-Limouzine) et construisent une chapelle en 1087.
En 1715-1716, la peste ravageant la région, les habitants implorent la Vierge, Notre Dame d’Availles, et font vœu, si le fléau s’arrête, de faire chaque année une procession jusqu’à la chapelle en portant la statue de la Vierge. L’épidémie ayant été conjurée, la procession est instituée en 1717 le lundi de pentecôte.
Notre Dame d’Availles, statue en bois polychrome probablement du XVIème siècle, est devenue Notre Dame de Boisse; elle a été installée définitivement à Boisse vers 1950.